mercredi 22 février 2012

Bien campée dans ses pompes

Fuir la vulgarité, sans laisser la sensualité de coté. Sentir la flamme, maintenir l éclat, en s éloignant de la poudre qui n attend que de flamber. Choisir le foyer incandescent, la lave en rivières fécondes, en dansant sur les cendres des feux de paille, et autres flamboiements éphémères ou se consument les furies désincarnées. Prendre place, siège du corps, appeler le vent dans le souffle. Savourer l ampleur, la profondeur, l intensité, la fulgurance, et la redescente en pluie d étincelles. La flamme dans les yeux. Le feu qui danse. La chaleur dans les mains. Paumes ouvertes, tournées vers l infini du corps en constellation organique. Se soulever, enraciner, déployer les bras dans les astres, se souvenir du goût de l absence de gravite, du souffle immense, l empreinte dans le corps. L empreinte réelle, sa dynamique, sa trajectoire, son centre, son calme absolue, dans le mouvement. La dissolution. Le trésor intouchable, la mer qui gronde, la tornade qui se soulève, en entrelacs, corps enclos dans le ventre de l eau. Le calme au sein de la tempête. La perfection des électrons en adéquation. La circulation, marées célestes, terre nourrie de pluie tiède, soleil caressant. Et la lueur de cent soleils qui transperce en faisant vibrer jusqu a la corde la plus profonde. Se hisser. Tournoyer. Sans peur du vide. Sans peur de l absence de mouvement. Inertia love.

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