samedi 14 juillet 2012
L'épée qui sort de la bouche
Envie de parler modifications corporelles ce soir
Le problème de l'Occident, c'est que de base, la psychanalyse est pétrie des codes gréco-romains et de l’assommoir chrétien
Pas un mal en soi, mais pas une perfection complétement juste non plus
Rapport piercings, tatouages, scarifications...
C'est pareil
Je veux dire par là que chacun voit midi à sa porte
Qu'il y a à manger et à boire
Chacun à son histoire et ses raisons
Le nombril, la coupure avec la mère
Le sein droit, l'amazone
La langue... l'Amérique du Sud
Et évidemment, il y en a eu pour penser à mal
Absolument pas comme je le sentais, comme je le voulais, et comme je le portais
Parce que c'est porter quelque chose
Le nez, la première fois, en Thaïlande
Comme ma mère a une époque
Elle voulait m'en faire deux
J'aurai sans doute dû quand j'y pense
Enlevé et remis 3 fois
Comme le tragus
Ouvrir grand les oreilles
Et finalement 2 fois
Et le nez différement
Plus confortable comme ça
Entre la femme et le guerrier
Le chemin que ça prend
Le temps qui passe
Et comment je veux marcher sur le sol
Comment je pense mon espace
A quelles valeurs, quels codes je m'attache
Combien de vies...
Le présent, les lois, les lignes sur les cartes, ça n'est pas mon corps, ni moi
La lèvre, j'ai attendu longtemps avant de l'affirmer
Pour moi, c'est le baiser de l'ange
L'oubli d'avant
Le silence
Et j'ai enfin pu commencer à stretcher mes oreilles
Je patiente, je me conforme à certains codes sociaux puisque je vis dans un certain cadre
Mais au nom de quelles lois je devrais couper tout ce pan de ma personne que je cherche à cultiver pour me sentir vivante et en pleine harmonie avec le sol que je foule, avec l'air que je respire?
Je ne peux pas me couper en morceaux pour être partout où je voudrais être
Je ne peux pas voyager comme ça
Alors je m'attache
Je m'affirme en temps que personne
Je me replace dans mes pompes parce que ce qu'on m'a fait vivre, ce qu'on m'a appris, et ce qu'on voudrait m'imposer ne me convient pas
Qu'on me parle de psychologie
Je prends
Je ne rejette pas
Mais chacun voit midi à sa porte
Et j'ai encore mon droit de penser, de parole et de croire ce que je veux
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