samedi 7 juillet 2012

Aziliz...


 Une vieillerie.
Quelque chose comme 16 ou 17 ans, pas plus.
J'avais peint pas chambre dans un ton prune/bordeaux, avec ces motifs en double spirale, frise, dans le haut.
Un cadeau que j'ai fait à ma mère.
C'est très étrange et fulgurant de revoir ça avec mes yeux de maintenant.
J'ai forcément With You d'Ill Nino qui me revient en tête comme à l'époque.

Frissons.

Je dessinais sans arrêt des volutes, des formes enroulées, déroulées... des bulles, des cercles, des rosaces, des mandalas.

 Rip out your eyes...

Et alors, le suivant... que je me souviennes, c'était à l'arrache.
J'étais en colère, et je ne voulais pas.
Je me demandais comment mêler la peinture et le sable collé.
Pas du tout satisfaite de ce que j'avais fait.
Ma mère a voulu le garder tel quel et il est toujours au dessus de son lit, avec un capteur de rêve dessus.

With you...
It's terribly clear.


Et dire que depuis, je n'ai plus regardé ça.
Et dire que depuis, ma chambre ici est peinte en rouge et parme, avec des ronds blancs en frise...

Ca tombe bien - ahahah - que je rejette un oeil là dessus, je dois retravailler mes murs.
Même si déjà là, c'est l'apaisement total dans mon nid.
Mon garage d'amour.



J'avais aussi peint un cadre, j'étais encore en train d'étudier Support/Surface à l'époque.
Avec les fonds de peinture pour la chambre.
On doit rebidouiller.

C'est une soirée spéciale.
Un petit casier en haut de l'étagère de la salle de bains a tout déclenché.
Ca a commencé comme ça.
Pour des huiles essentielles.
Ma mère l'a ressorti, laissé l'année dernière.

J'ai retrouvé des trésors.


Des boucles solitaires.
Feuilles d'anniversaire offertes par ma deuxième maman.
Belle pierre malgache offerte par ma belle soeur.
Un quartz rose dégoté ici que j'ai voulu rebidouillé.
Une queue de baleine... pfiou mais ça! Afrique du Sud. Un amoureux. 14 ans.
Il y avait un dragon avec aussi, avant, Saint Valentin et rupture.
Et les plaques... un de mes frères.

Toute chamboulée.

Surtout que j'ai retrouvé ça aussi.

Ma veste restée à la Vavangue récupérée cette après midi.

Mon serpent...
J'en ai porté longtemps ado, en bague, en boucles d'oreilles.
Et le souvenir d'une amie indienne qui me disait que je ne trouverai jamais de mari si je portais ça.
Ca me faisait bien rire.




Comme les bracelets indiens qui tintent. 
Et les bracelets de chevilles aussi.


Petites feuilles et clochettes de l'année dernière.
Avant, une de mes meilleures potes m'avait offert des dauphins.

Le bonheur que c'est de reporter ça.

Et là, gros boom dans ma tête.


Où est le sable que j'ai ramassé?




Là, je peux commencer à dessiner mon prochain crayonné pour préparer ma toile et ma colle.
Avec une Desperados.

Tequila, premier alcool a avoir coulé dans mon sang.
Plus supportée depuis... une cuite où mes potes me disaient que j'avais l'air d'un serpent à ma façon de me mouvoir.

Je pouffe de rire ce soir.

Difficile d'expliquer à quel point je me sens bien, là, tout de suite.

C'est juste magique.
Tout juste.

Mood: Emilie Simon - Alicia

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