jeudi 21 juin 2012

J'ai toujours aimé la table de 5. Sauf quand elle est renversée.

 



Mon premier sac de cette marque était violine
Ca reste ma couleur de prédilection
Encore qu'il faudrait vraiment qu'à un moment je prennes le temps de me pencher sur le vocabulaire précis des couleurs...
Reste que: j'aime le rouge profond, celui qui tire légèrement vers la nuit
Pas trop bleuté
Le bleu je l'aime quand il tire sur le vert
Je me souviens avoir arraché l'étiquette du sac, j'avais commencé à dessiner dessus à cause d'une chanson
Les Jolies Choses
Marion Cotillard - La Fille de Joie
Je suis fille de l'air
Ce sac là, c'était le dernier assez grand et solide au BHV de Paname côté Châtelet
Le plus pratique et efficace pour quand je sortais avec ma fille quand on vivait toutes seules
Je n'aime pas les motifs dessus
Cette semaine, je dois coudre
 Je pense très sérieusement à utiliser du tissu de chez La Fiancée du Mékong, mais difficile de couper
Je repense à mon manteau en attente, dans le grenier d'une amie à Bruxelles
Un tissu Kenzo
Finalement, j'ai bien fait de choisir une couleur plus fruitée bloody que verte automnale

Je repense à la petite danseuse au manteau d'officier qui cherchait son porte-cigarette
La recherche de l'équilibre dans le cacao
La superbe amertume
La Madeleine
Combien de larmes mon capitaine?
Mon bassin est plein, à déborder

J'aimais heurter les pavés avec mes talons de 12
Penser et porter le chemisier
Le pantalon
Les bretelles
Et le flamenco dans mes pas

Je n'oublies pas pour autant mes rayures
Mon bato fou
Ivre

Quel regard...

Baisser la tête jusqu'à rentrer sous tard
Jusqu'au feu

Soulever les voiles

Le souffle dans la mousseline

La blancheur opalescente

Rentrer sous terre



Ici je peux respirer
Mais je suis nouée
Et vouée à un travail de longue haleine
J'aime la nuit, et danser en ombre
Un rêve d'ombrelle dentelée qui se découpe sur le paysage

C'est une longue histoire n'est ce pas cher ami?

Replacez le ton je vous pries.

Il m'est difficile de quitter le mental.

Je dois révéler la garçonne, sinon je meurs;
la femme souffre beaucoup trop.


 clic

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