jeudi 21 juin 2012

Marronage et Lys Pourpre



 Le feu dans mon corps
Mon corps qui se plie
Mon corps offert
Les yeux fermés
Le silence

Je meurs de mes pas

Je meurs d'être

Je meurs d'aimer

Tablas bleu indigo
Bleu de nuit sombre
Ecarlate et pourpre


La bouteille de champagne pour mon anniversaire jetée à la mer
Mon bato fou

Je meurs d'aimer


Et j'ai encore le vin rouge aux coins des lèvres
J'ai pêché par la vigne
Je reprends le sentier par le lierre
Je vavangue
Les Vieilles Salopes
Debout Sur Le Zinc
Quand on était malade de vivre, Marie
Quand le sang coulé à flots dans nos veines, et qu'on avait plus que le souffle pour nous faire tenir debout
Quand la tête reposée déjà sur le plateau et que je ne pouvais pas supporter d'entendre l'écho des coups de fouets
Quand la douleur ivre nous montait à la tête
Et qu'on déambulait dans un Paris notre
Les fleurs du mal en superbe, écarlates sur les planchers éventrés
Quand les sourires disaient l'innocence envolée et qu'on aurait donné jusqu'à nos organes pour dire notre rage au ventre
Quand le slam partait à tout va, et qu'on avait plus la voix
Quand les mots saccagés nos nerfs
Et que l'immondice pourrissait les entrailles de Paname
 Quand j'ai perdu mon pianiste avant de l'avoir rencontré
Éventrée
Jusqu'à la lie
Jusqu'au Lys tremblant dans mes mains couvertes de sang
Pour avoir voulu sauver de la mauvaise flamme

Et je chéries la mère
Je chéries le ventre
La Vierge et la Putain

Combien je pleure la Madeleine
La suprême sur les comptoirs
Les déversoirs vagabonds



Plutôt me mettre à genoux 1000 fois sur le corps de ma terre que de refuser de vivre

Plutôt brûler 1000 vies que de courber le dos

La lave dévale et avale
Le feu court partout

Je n'ai plus peur de clamer
Je vis

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