Mars
Il fallait bien tuer le père
Il fallait bien tuer la mère
Je suis
Petit moineau blessé aux ailes enflammées
Tué dans l'oeuf
Revenu à la vie
Coeur en cendres
Alizé et pourpre
Éparpillée dans le vent
Noyée cent fois dans les cascades
Retournant au moulin de l'étang
Flirtant avec les songes
Ils sont loin les canons face à la mer
Les tamariniers ravinés
Le raticide avalé pourrissant le sang
Plumes de lave
Larmes océan
Je suis femme cyclone
Depuis l'oeil je contemple
Le désastre et la démesure
Les émotions en micro-climats
Plus ou moins emmêlée à la pierre
Le coeur qui palpite
Je suis vieille
Recouverte de mousse et de litchen
Je suis jeune encore
Mon nid tendre à la merci des intempéries
Le manque de la note pour parfaire les murailles
Le ciment de l'autre
La pesanteur
La nausée
Le temps
Le temps qui passe
Tout ce que je m'embrase
Et...
L'ami
Le frère
Sans qui je ne m'envole plus
Je veux les pieds nus et la pluie qui lave
La délivrance par les larmes
Les poches vides et le coeur blanc
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