jeudi 14 juin 2012
Tuerie
En fait, si je devais faire court...
Je voudrais avoir de nouveau 16 ans.
Ou pas.
Et un pavé dans le néant, un!
C'est juste parfaitement équilibré.
L’énergie circule tout comme j'aime, pas un faux pas, pas un détail qui me semble clocher.
Je suis sciée.
Et je trépignes.
Bon, en fait, j'ai 16 ans.
Moi et mon nombril: j'ai les cheveux longs, et puis court, noir et rose fushia.
Là, un rouge violine qui vire au roux, et une frange noire.
Ma crête que j'aimerai voir longue, en gardant le court, je commence à tresser.
J'aime l'idée d'avoir l'air frais à la garçonne, un peu déstructuré mais maîtrisé, avec la touche romantique de la tresse un peu défaite romantique.
J'attends que ça pousse.
C'est teeeeeeeeeeeeellement important.
Oui, bon, j'ai vraiment 16 ans. (mamie inside le reste du temps * soupir *)
Dire que pas plus tard que mercredi j'ai versé 2 larmes en me retrouvant dans une salle de danse...
Achevée quand on me dit que je suis souple et que je danse bien, parce que je n'ai pas pu me retenir de sentir le parquet 2 secondes.
A-che-vée.
Ca peut paraître con, bien que ma vie me satisfasse (mais oui), et que j'aime vraiment dessiner, couturer, et le reste...
Ca me donne envie de tout crâmer, tellement la danse c'est au dessus de tout.
C'est marrant, ce soir je fais clic clic en me disant que j'ai besoin de respirer un coup, prête à taper
2NE1, ce que j'ai fait, et je tombe là dessus.
Bonnes vibes.
C'est tout juste ça, tout pile, ça tombe bien quand je suis en train de me poser la question du contemporain populaire que ça te fait danser le week end, moover aussi la semaine et que ça te construit en parti ton identité féminine quand tu es ado entre autre.
J'aurai aimé voir ça ado.
Je me serai sentie moins seule d'un coup.
Rarement été aussi à l'aise avec une vision actuelle de la féminité.
D'autant plus que je me sens sereine tant côté femme que côté mère (et la petite fille cachée dedans - encore une question de regard, et chacun son espace/temps)
Du sexy de bon goût à mon humble avis.
Même plus que ça.
C'est frais, juste assez glamour, sans faire de chichis, en jouant même avec ça tiens quelque part.
Code vestimentaire juste parfait.
A part exception, bien qu'il y ait des choses très intéressantes, côté Occidental, le trash, le vulgaire à la limite du censurable, pas franchement conscient et hyper provoc' qui te détruit la nouvelle génération, c'est intéressant à étudier, mais alors pas ma tasse de thé...
Je ne dis pas qu'il n'y a que ça, mais je tiques.
J'apprécie tout de même de suivre l'évolution et le travail de certaines, mais souvent j'ai à redire sur ce qui me paraît être véhiculé. Sans compter que ça m'emballe moyen pour aller tâter du dance floor du coup.
Ca fait un peu trapness sur les bords de toutes les façons. Bref...
Heureusement, y'a des exceptions.
Sauf que là, je m'y retrouve.
Là où c'est drôle, c'est "l'inversion des pôles" et le juste dosage. Vive la mondialisation.
Il y a toujours l'oeil qui regarde et la présence. Chacun voit midi à sa porte. Question d'âge aussi. Et un regard, ça se travaille, comme le reste. Pour un peu qu'on le veuille. (tousse)
Tout ça pour dire: regarder un peu les clips nouvellement sortis avec des femmes dedans, et vous prenez la température des continents.
Souvent, ça fait peur.
Là, en terme de nouvelle génération, et de féminité, j'adhère.
Question danse. Je me pâme. Ah ah ah!
Une gestuelle maîtrisée, codée tout comme il faut, on reste dans les canons classiques - me fais je comprendre? -, ça ne peut que sonner juste, avec le monde contemporain.
Une touche de féministe pas si provocante que ça quand on y regarde de prêt.
La femme émancipée mais ça reste classe, pas dans l'overdose de surféminisation dans le genre castratrice ou ultra chosifiée au final.
C'est même classieux.
Chic.
Sans trop en faire.
Terriblement harmonieux.
Peacefull dans le dedans de moi même.
J'ai tendance à vomir gravement les concepts de toyboy VS womandoll. C'est réactif, mais y'a mieux comme chimie. A force de jouer avec les extrêmes, ça explose ou ça retombe comme un soufflé, et on recommence...
Ici, c'est génial juste. Tant pour la prouesse technique que pour tout ce que je viens dénoncer.
Foutue guerre des sexes.
Y'a des jours comme ça, où je me plais à regarder les lignes tracées sur ma peau... et mes pauvres vertèbres * smile *
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